De solo GP à cabinet : construire un système de production
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12 janvier 2026
Entre 8h et 18h, une journée “pic” chez Jpaie ressemble rarement à une to-do list propre. Ça sonne. Ça mail dans tous les sens. Il faut prioriser. Faire une DPAE. Préparer un contrat. Paramétrer une fiche salarié. Gérer une adhésion. Et, en période de paie, ajouter la production pure par-dessus.
Jean-Paul Defoort a créé Jpaie.com en 2024 (activité réelle au 01/01/2025). En moins d’un an, il est monté à ~45 clients et 320–350 bulletins/mois, avec une saisonnalité forte. Son enjeu n’est pas “aller plus vite”. C’est plus simple (et plus difficile) : mettre en place un système de production pour grandir sans perdre la qualité.
Clients
Bulletins traités par mois
Un cabinet jeune, déjà sous pression de production
Jean-Paul est gestionnaire de paie depuis 2018/2019. Il a connu :
- le cabinet “traditionnel”,
- l’externalisation pure,
- puis PayFit (support) : une école de la question utilisateur, du cas particulier, et des fins de mois où l’on n’a pas le droit à l’à-peu-près.
C’est aussi ce qui l’amène à une conviction très opérationnelle : on ne grandit pas avec du talent seul. On grandit avec une organisation qui tient quand ça chauffe.
Un choix de modèle : un forfait simple… qui exige une exécution impeccable
Dans beaucoup de structures, la paie reste facturée “acte par acte” : DPAE, paramétrage, avenant, sortie… Jean-Paul a choisi l’inverse : un tarif unique qui couvre la gestion de A à Z (entrée → sortie), avec quelques actes exceptionnels validés en amont.
Ce modèle a une conséquence directe : si l’outil et le process ne suivent pas, on passe son temps sur de la friction et la rentabilité s’écrase.
“Le risque principal si l’outil n’est pas au niveau : passer un temps fou
sur des sujets et perdre en rentabilité.”
Avant Linc : quand l’outil ne te dit pas où regarder, tu portes le risque
Avant Linc, Jean-Paul travaillait surtout avec d’autres éditeurs, notamment pour des conventions collectives non gérées ailleurs. Ce qu’il décrit n’est pas “un mauvais logiciel”. C’est un problème plus précis : l’enquête.
Exemple typique : une anomalie DSN. On sait qu’il y a un sujet, mais on manque d’éléments actionnables : où regarder, quoi corriger, comment vérifier.
Et parfois, l’incident est très basique, mais coûte très cher en temps.
Le déclic : être bon sur l’essentiel (plutôt que moyen partout)
Quand on demande à Jean-Paul quand il s’est dit “il faut que je change de système”, sa réponse est limpide :
Grandir, pour lui, ce n’est pas “ajouter plus de clients”. C’est construire les conditions d’une première embauche et d’une continuité de service.
Pourquoi tester Linc
Jean-Paul utilise Linc depuis juin 2025. Et ce qui l’a fait accrocher n’est pas une feature isolée.
L’intuitivité et la fluidité. “C’est assez intuitif. La navigation est de plus en plus fluide.”
Un produit qui évolue vite (et dans le bon sens). “Ce qui m’a surtout surpris, c’est la vitesse d’évolution du produit.”
Une relation support très différente. Réponses écrites détaillées, appels quand nécessaire, et surtout : une sensation de ne pas être seul quand ça bloque.
Ce que ça change au quotidien
Changement 1 : Synchroniser au lieu de ressaisir
Jean-Paul a vécu la progression classique : saisie manuelle → imports en masse → retravail.
Avec Linc, le cap qu’il décrit est : sync + validation. Même sur l’onboarding, il n’est pas encore “100% autonome” sur tout, mais souligne un point clé : le questionnaire d’OB (qui reprend l’ensemble des besoins) structure et fait gagner du temps.
Changement 2 : Voir les incohérences avant qu’elles coûtent une journée
Jean-Paul insiste sur une chose très concrete : quand une action crée une incohérence, on le voit.
On peut valider, oui, mais on valide en connaissance de cause.
Et derrière, ça s’insère dans son process qualité (très “cabinet”) :
Sa checklist de contrôle (résumé) :
contrôle en masse infos reçues vs livre de paie / exports
revue EVP
contrôle cohérence RIB
validation DSN pour lister erreurs/anomalies → correction
cadrage exports (charges, livre de paie, matrice)
envoi DSN + suivi CRM retours métier
Changement 3 : Support rapide et “prévisible”
Sur des outils où le support est flou, une DSN “avec souci” peut devenir un trou noir. Ce que Jean-Paul valorise chez Linc, c’est le fait de pouvoir avancer : tickets traités, échanges clairs, et points de friction adressés.
L’impact : une production “recrutable”
L’objectif de Jean-Paul est simple : doubler d’ici fin 2026, et embaucher.
Il place des repères très concrets :
vers ~400 bulletins : l’embauche devient “le bon axe” pour garder la qualité au quotidien
au-delà de ~500 bulletins : faisable seul avec des outils solides, mais difficile à tenir sur la durée
Ce que Linc change, dans ce contexte, ce n’est pas “la paie devient facile”. C’est que la production devient plus stable, donc transmissible.
Migration : comment il arbitre (sans dogme)
Ce qu’il met sur Linc en premier : dossiers Syntec + dossiers “droit du travail”, selon l’évolution de l’app et l’adéquation des besoins.
Ce qui reste ailleurs : conventions collectives non gérées actuellement sur Linc.
Sa règle (assumée) : pas de dogme, mais une direction : “dans un monde idéal, un seul outil”, donc migration au fil des possibilités.
Les 3 erreurs à éviter quand on migre un portefeuille :
se précipiter
se dire “on rèlgera ça plus tard"
accepter une spécificité non traitée à l’OB (parce que “plus tard” n’arrive jamais)
Ce que ça dit du futur de la paie
Jean-Paul n’imagine pas la fin du métier. Il imagine une bascule de la valeur.
Oui, l’IA et l’automatisation vont aider sur les contrôles “dans des cases” : minima, concordances, alertes conventionnelles.
Mais il veut garder la main sur :
l’interprétation,
les cas particuliers,
la responsabilité finale.
Conclusion
Pour Jean-Paul, le bon logiciel n’est pas celui qui “fait gagner du temps” sur une démo.
C’est celui qui permet de construire un cabinet qui dure : un système de production, des contrôles clairs, et une organisation qui peut grandir sans se fragiliser.
Et son conseil reste très pragmatique :

